Souvenirs de Malaisie

Parfois ton voyage commence dans l’avion, je me retrouverai à côté d’une famille dont le mari était d’origine malaisienne, il vivait au Danemark, et venait rendre visite à son frère qui habitait à Penang. Nous ferons connaissance : “Tu viens d’où? Tu fais quoi?

  • Je fais un tour du monde.

  • Seule?

  • Oui.” Il était impressionné, et me lancera : “J’ai toujours rêvé de faire cela, c’est incroyable. Ecoutes, j’ai envie de t’aider, je vais demander à mon frère s’il peut t’héberger.”

Il l’appelera en sortant de l’avion, c’était bon, j’avais un lieu où dormir! Je le remercierai, je me retrouverai alors à dormir dans une maison traditionnelle en bois construite sur pilotis. La classe!

Georgetown ou Penang, avait de multiples influences, on se retrouvait tantôt en Chine, tantôt en Europe, tantôt en Inde. C’était une ville multiculturelle. Elle avait été par le passé un important lieu de commerce. Il était donc très agréable de flâner dans les rues.

Penang était un véritable musée d’art à ciel ouvert. Je partirai à la recherche des trésors de cette ville, les célèbres : “Street art en 3D.” Les oeuvres d’art d’Ernest Zachaveric sont d’ailleurs mondialement connues. Vous les avez certainement reconnu!

J’adorais manger dans ces “food market”, ces lieux qui regroupaient plusieurs petits restaurants aux diverses spécialités culinaires du pays, ils permettaient de goûter à plusieurs plats à la fois.

C’était tellement bon et souvent tellement difficile de faire un choix!!

Je me souviens de son petit reggae bar où l’alcool était offert aux femmes!! Oui, oui, le patron nous aimait bien, il savait parler aux femmes !!! Ici, il y avait des concerts, de la musique “live” tout les soirs, une très bonne ambiance.

Cette ville était donc un ville artistique et inspirante, une ville que j’aimais beaucoup.

Je me souviens que Kuala lampur (KL) était une ville business qui ne me plaisait guère. Durant mon sejour, je ne verrai pas le ciel. Une épaisse couche grise de pollution couvrait littéralement ce ciel! Il était même conseillé de porter un masque. L’air était pollué et la chaleur étouffante.

Cette grisaille n’était pas comme dans ma Normandie natale, due au mauvais temps, elle était liée à la pollution : aux fumées et champs qui partaient en fumée en Indonesie.

Ces feux étaient officiellement dus à la culture sur brulis, à cette pratique agricole utilisée en Asie. Mais personne n’était dupe, officieusement cela arrangeait bien les affaires des producteurs d’huile de palme.

Bienvenue au pays du Nutella. Merci Nutella!!!

Dans le bus, j’avais d’ailleurs été choqué du paysage. Des palmiers, des palmiers, encore et toujours des palmiers…. Il n’y avait rien à voir.

Je me souviens du célèbre parc national Taman Negara, considéré comme l’une des forêts tropicales les plus anciennes du monde, vieille de plus de 130 millions d’années.

Aux abords du parc, nosu pouvions voir des forêts entières, en train de se faire décapiter, certainement pour replanter des petits palmiers…

Ce parc sur le papier recélait d’animaux spectaculaires. Une brochure annonçait même un tigre!! Cela me faisait sourire. Nos hôtes nous disaient qu’il y avait beaucoup d’animaux sauvages ici, une faune et une flore exceptionnelles, certes je ne m’attendais pas à voir un tigre!

Mais j’esperais voir des lézards, des papillons, des singes, des araignées ou des serpents.

J’étais vraiment motivée à explorer cette forêt. Je me souviens les arbres étaient magnifiques, le chemin était bien tracé : un pont de singe nous laissait envisager une belle aventure. Avec quelques campagnons de route, nous avions décidé de dormir dans un observatoire en pleine nature, la nuit, au milieu de la forêt. On ne fait pas cela tout les jours!!

Cet observatoire était en hauteur, construit tout en bois. Il n’y avait aucun confort, des insectes nous tournaient autour, il était plutôt très mal entretenu, et même sale. Mais cela m’importait peu, j’étais motivée, excitée à l’idée de voir un animal sauvage, et de faire le guet.

Notre guide nous disait, j’ai vu un buffle sauvage il y a deux jours, je suis sûr, il va revenir ce soir. Il avait laissé quelques restes de notre repas pour appâter les animaux. Il nous disait de ne pas faire de bruit, d’être patient. Nous patientions, mais au bout de 3 heures à observer dans le noir, sans rien voir, sans voir l’ombre d’un supposé buffle “sauvage”, nous commencions à douter, nous perdions quelque peu espoir.

Certains étaient même totalement résignés à l’idée que nous puissions voir quelque chose. Pour ma part, j’étais fatiguée et malgré mon positivisme habituel, je n’y croyais plus, car l’enthousiasme de ce guide pour ce buffle m’interpellait :”Etait-il enthousiaste parce qu’il n’y avait que ce buffle à voir? Ou était-il enthousiaste au moindre animal qu’il voyait? Etait-il passionné par les buffles? Toujours est il personne ne me verra quelque animal que ce soit.

Cétait une très belle forêt mais pour les animaux ou les insectes, nous avions manqué de chance. Mais nous n’étions pas les seuls, dans ce cas, beaucoup de voyageurs rencontrés, sur place, nous expliquaient n’avoir rien vu.

Je n’étais pas étonnée, car la pollution, ces fumées toxiques, cette déforestation, l’arrivée des touristes, cette faune avait certainement disparu et fuit loin, très loin de l’homme.

Je finirai mon voyage une semaine sur l’île de Tioman, une île authentique, assez préservée, en toute tranquillité, au programme : snorkeling, trek, et farniente.

Je profiterai de ces derniers instants, avant de mettre mon voyage en “stand bye” et commencer à rechercher intensivement du travail à Perth, en Australie, pour renflouer mon compte en banque.

Souvenirs de Malaisie, palme d’or pour la survie de la faune et la flore.

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