Souvenirs des Philippines

Mon coup de coeur d’Asie.

Je ne devais pas forcément venir aux Philippines, mais en Birmanie avec l’équipe des “Lucky 7”, j’avais rencontré Angelica, Angee, une voyageuse philippines. Nous nous étions récroisées en Thaïlande, elle m’avait toujours dit : “Vio, il faut que tu viennes aux Philippines, je suis sûr, tu vas adorer!” N’ayant que des échos positifs de voyageurs sur ce pays, je ne mettrai pas très longtemps à me décider de revoir mon amie Angee et venir visiter son pays.

L’aventure commencera à l’aéroport. J’avais entendu qu’il était possible d’obtenir un visa de 2 mois directement au service d’immigration à l’aéroport de Manille. Normalement, le visa donné, était de 30 jours renouvelable un mois dans un bureau d’immigration, mais au vu de ces nombreuses îles (7000 îles), 30 jours, c’était bien trop court pour visiter le pays, et l’extension de visa quelque peu contraignante.

J’expliquerai donc au service d’immigration que je souhaitais un visa de 2 mois, j’aurai donc un entretien privé avec un employé de l’immigration. Je m’attendais à quelque chose de stricte, très cadré, très sérieux, et finalement ce sera tout le contraire. L’employé était souriant, charmant, curieux : “Tu voyages seule?

  • Oui.

  • Waw !! Tu n’as pas peur?

  • Non.

  • Moi, je n’oserais pas, c’est incroyable. Bravo. “

Je lui expliquerai mon périple, il était impressionné de mon parcours, moi qui stressais un peu de ne pas obtenir 2 mois de visa et d’avoir quelques problèmes avec le service d’immigration, j’étais donc surprise et très heureuse d’obtenir le fameux sésame aussi facilement et d’être accueilli avec le sourire. C’est tellement rare d’être si bien accueillie par l’immigration…

Angee devait venir me chercher, j’étais un peu en avance sur l’horaire prévu, sans téléphone, (j’ai voyagé sans téléphone jusqu’à mon arrivée en Australie, je ne pouvais donc pas contacter mon amie). J’attendais donc sagement à la sortie, un policier qui faisait des rondes dans l’aéroport me voyant seule, viendra vers moi et me demandera : “Tu viens d’où ? Tu attends quelqu’un? Je peux t’aider? “

Je lui expliquerai que j’attendais une amie que mon avion avait attéri avec un peu d’avance, je preferais attendre ici à l’intérieur de l’aéroport proche de l’arrivée des taxis, car elle venait en taxi, et de toute façon, je n’avais pas de téléphone pour la joindre…Il me lancera :

” Ah, tu n’as pas de téléphone! Mais comment tu fais?!

  • Non. Mais on va bien se retrouver, nous nous sommes donnés rdv à la sortie de l’aéroport

  • As tu le numéro?

  • Oui. Pourquoi?

  • Donnes le moi, je vais appeler ton amie.

  • Euh… Mais je peux attendre…

  • Donnes.

  • Ok, merci.”

J’étais stupéfaite. Il arrivera à la joindre, après plusieurs tentatives. Il parlait philippins avec Angee.

Il me dira : “C’est bon, elle arrive. On va se mettre dehors. Je t’accompagne.

  • Ok, merci.”

Quelle gentillesse!!

Angee arrivera cela faisait tellement plaisir de la voir. Elle me dira :”Je suis en retard, je suis désolée, cela ma surprise d’avoir un coup de fil qui disait que tu étais arrivée, il me disait qu’il était policier, je ne comprenais pas!!!” Je lui expliquerai, alors que je n’avais pas de téléphone et que ce policier m’avait gentillement aidé.

“Tu vas voir tu vas aimer les Philippines” me répétait-elle, encore. J’aime déjà l’immigration et la police!

Angee avait préparé un trip au nord de Manille, je ne savais pas à quoi m’attendre, mais lui faisais entièrement confiance.

Notre façon de voyager étant similaire, Angee étant une grande voyageuse, je savais qu’un beau programme m’attendait, je me laissais guider.

Nous rejoidrons deux de ses amis, prendrons un bus de nuit, et nous arriverons au petit jour dans une ville où nous gouterons le petit déjeuner traditionnel à base de riz, boeuf et oeuf sur le plat.

Puis nous prendrons un “Jeepney”, le transport typique, atypique des Philippines, “made in Philippines”.

J’adore ce transport, il s’agit d’une Jeep rallongée et customisée, très colorée par les Philippins, une sorte de Jeep “tuné”, une véritable oeuvre d’art à quatres roues!

L’avantage du Jeepney c’est qu’il y a l’option voyager sur le toit qui s’offre à toi!

Il est possible de faire le trajet sur le toit. Attention cela décoiffe, sensations garanties, et pour le confort, vous oubliez. Mais vous avez une vue dégagée, la plus belle vue qu’il soit.

Sinon vous pouvez choisir l’option classique, à l’intérieur du Jeepney, mais vous serez tassés comme des sardines.

Les locaux montent et descendent du Jeepney, où ils veulent, il n’y a pas d’arrêt de bus. Les Jeepney sont absolument partout, circulent à toute heure et c’est un moyen de transport pas cher. Vous comprendrez donc la facilité de voyager dans ce pays. Et cela donne presque envie de faire le tour de Philippines en Jeepney! Cependant, cela pollue énormément.

Nous arriverons en pleine campagne. Sur la route, le paysage était sublime, des rizières, des scènes de vie, des enfants dévalaient la route tout sourire avec leur karting en bois, des paysans séchaient leur récolte sur cette route!! Oui, cela sèche plus vite sur le goudron!!

Angee avait pris un guide, pour nous emmener dans un village, dans la montagne, dans une tribu Kalinga, où la plus vieille femme tatouée et maître tatoueuse au monde vivait (plus de 90 ans, 97 ans à ce jour), autrement dit : un moment assez unique, assez spécial, nous attendait.

Ces tatouages sont des tatouages traditionnels tribaux, ils représentent des formes animales.

Kalinga veut dire hors la loi, sauvage, féroce! Nous avions en face, de nous la dernière tatoueuse Kalinga, l’un des derniers témoins de cette tribu, de cette culture. Nous vivions un moment particulier, privilégié.

Pour la petite histoire, cette pratique a plus de 1000 ans, et se transmet, de génération en génération, n’ayant pas d’enfant, elle peinait à trouver un descendant, et cet art, son savoir, une partie de l’histoire risquait de disparaître avec elle.

Les hommes Kalinga, les hors la loi, étaient connus pour être des chasseurs, des coupeurs de tête! Ils protégeaient leur territoire et tuaient les inconnus en ramenant leur tête comme trophé au village! Charmant! A chaque nouvelle tête, un nouveau tatouage était réalisé. Cette tête servait d’offrandes aux Dieux et aux esprits. Cette pratique était liée à leur croyance.

Les femmes Kalinga ne chassaient pas, leurs tatouages représentaient leur force, leur sagesse, leur richesse, leur courage, leur pouvoir. Le tatouage était un critère de beauté, une sorte de talisman, d’appartenance.

Pour les hommes, ces tatouages représentaient le pouvoir, la force, l’héroïsme, la bravoure. Les tatouages tribaux Kalinga, représentent des formes géométriques, des animaux, tel que des milles pattes (symbole de protection), des pythons (associé aux milles pattes : il est le symbole de l’esprit guerrier), et des éléments de la nature, de l’agriculture tel que le riz ou les plantes.

Rencontrer cette femme, quel honneur! Angee forcément avait une petite idée derrière la tête en venant ici, se faire tatouer, par cette grande dame, cette légende du tatouage.

Ce village, ces quelques maisons, où vivaient quelques familles, étaient au milieu des rizières sur un flanc de montagne.

Les maisons étaient faites de bois et de morceaux de tôles. Les toits étaient en paille. Il y avait des poules, et un cochon qui se promenait en liberté.

Cette femme était en train de tatouer un touriste, il serrait les dents, visiblement ce n’était pas agréable. Nous faisions connaissance avec les gens du village. Pour la session tatouage, il fallait attendre demain. Angee hésitait un peu mais nous l’encouragions.

Le lendemain, Angee s’était décidé, elle était prête à se faire tatouer. La scène était assez extraordinaire. Le salon était en plein air au milieu des poules et des poussins dans la cour principale du village. Angee était assise sur un petit banc en bois, et notre mamie tatoueuse, accroupie, en tong, munie de son instrument à tatouer. Un baton en bambou avec une pointe parfaitement éguisée, un simple baton servant à tapoter le baton éguisé, afin d’incruster l’encre sous la peau et une gamelle en plastique remplie d’encre.

Elle avait le geste juste, précis, le tatouage se faisait à main levée. Elle tracera 2 lignes sur l’omoplate d’Angee et commencera à laisser exprimer ses talents d’artiste. Cette femme de plus de 90 ans était belle avec toutes ses rides, ses yeux malicieux, son regard, son silence, son collier de perles et ses tatouages, bien sûr, que nous pouvions deviner, quand elle tatouait et retroussait ses manches. Elle imposait le respect.

Elle prenait l’encre sur son doigt gauche, l’appliquait sur la pointe de son ustensile à pointe et commençait à tapoter l’ustensile à pointe, avec son simple baton en bambou de manière constante, en rythme, afin que l’encre entre sous la peau.

Elle prenait son temps, nettoyait avec un chiffon les pointes de sang provoquées par les petites piqures de l’ustensile à pointe. Elle avait une totale maitrise de son art. Elle était calme.

Angee avait choisi un mille pattes, signe de protection. Elle avait eu du mal à choisir, ce n’est pas le genre de tatouage esthétique, parfait, millimétré. Angee était même un peu déçue de la taille du tatouage, du résultat. En effet, il n’était pas du tout discret, mais ce tatouage était riche de sens, tout un symbole.

Ce n’était pas n’importe quel tatouage. Se faire tatouer par cette femme, était un moment unique, incroyable, une rencontre avec son passé, son histoire. La beauté n’était pas dans le tatouage, mais dans sa signification, le symbole fort de cette génération comme Angee qui souhaite perdurer l’histoire de ses ancêtres, les traditions, grâver à vie cette rencontre, son appartenance à un pays.

Cela restera donc une rencontre magnifique. Merci Angee pour ce moment magique.

Je continuerai mon voyage seule. L’étape suivante pour moi, était le Mont Pinatubo, la route était longue. J’arriverai aux abords du volcan, malheureusement, trop tard. Les dernières Jeep venaient tout juste de partir.

J’étais un peu dépitée d’avoir fait plus de 15 heures de bus pour me retrouver bloquée à l’entrée du parc. Le gardien du site m’expliquait qu’il fallait louer un guide et une jeep pour pouvoir s’approcher du volcan. Le prix de l’escursion était démesuré, mais il m’expliquait que si j’arrivais à trouver une équipe, des personnes intéressées à partager la Jeep avec moi, je pourrais partager les frais. Nous pouvions être jusqu’à quatres personnes par Jeep. J’avais donc bon espoir, pour le lendemain.

Il fallait donc que je trouve un logement pour la nuit. Il n’y avait d’ailleurs aucun touriste au village! Aucun touriste ne dormait sur place. Dans ce village, il n’y avait qu’un hôtel, totalement vide. J’étais absolument seule ici, c’était d’ailleurs assez effrayant. Je prendrai donc une chambre ici.

Comme à mon habitude, je partirai découvrir le village et ses alentours à pied. Et comme partout aux Philippines, les enfants étaient très heureux, souriants, un peu étonnés de voir une touriste traîner au village. Ils me saluaient et me lançaient des “picture, picture” (prends-moi en photos) à tout va. Je prendrai donc beaucoup de photos.

Je m’écarterai un peu du village. Quelle surprise! Le paysage était impressionnant, infini, une plaine immense, un tapis de cendre gris était face à moi. Le paysage était lunaire, au loin des montagnes, devant moi, des ruisseaux ici et là. Le tableau était extraordinaire. C’était l’heure, de laver les buffles. Dans cette immense étendue, je voyais tour à tour les enfants venir faire prendre un bain à leurs buffles, ici, dans les ruisseaux, et les mares d’eau, car grâce à l’activité volcanique, l’eau était chaude. C’était un sublime ballet.

Les enfants du village avaient d’ailleurs leur petite piscine naturelle, dans cet immense terrain de jeu! Et dire que j’étais déçue d’être arrivée trop tard pour faire l’excursion! J’avais même du mal à quitter cet endroit, ce bout du monde.

Le lendemain je me leverai tôt, je devais trouver une voiture, des personnes pour partager une Jeep avec moi.

Les 2 premières Jeep étaient complètes, la journée commençait mal. Je me disais que cela allait être compliqué. Je voulais vraiment voir ce volcan! Le gardien me rassurait : “Ne t’inquiètes pas tu vas voir cet endroit, je vais t’aider. Restes assise, ici. Je m’en occupe.”

La troisième voiture, ils étaient deux, deux coréens, le garde expliquait mon cas. Il me regardait, les coréens me souriaient, c’était bon signe. Le garde me fera alors signe d’approcher.

Je les rejoindrai : “Bonjour, je peux me joindre à vous?

  • Oui, pas de problème.”

Les coréens me serraient déjà la main! Ils étaient heureux de partager leur voiture. Je partirais donc avec ces deux coréens, et un guide. Les coréens étaient charmants, le paysage était désertique, étonnant, le relief était totalement recouvert de cendre.

En effet, une vingtaine d’année auparavant, une éruption volcanique avait coûté la vie à plus de 1000 personnes et ravagé les villages alentours.

Nous arriverons donc enfin, à ce fameux volcan, au Mont Pinatubo. Au milieu de ce cratère, il y avait là un lac entouré de montagnes et de pics. La couleur du lac était sublime. Quelle beauté, quelle beauté cruelle!!!

Mais je dois bien le reconnaître, ce moment inattendu, que j’avais passé la veille, aux abords du village, observant les enfants du village jouer et laver leur buffle, m’avait tellement comblé que ce petit tour en Jeep, était sympatique, mais bien moins impressionnant, intéressant, et le fait d’être arrivé la veille restera mon plus beau souvenir.

Je continuerai ma route vers Banaue, pour rejoindre ce petit village perdu au millieu des rizières : Batad.

Après un trajet en Jeepney, une marche à pied, j’arriverai enfin au village. Toutes les maisons étaient construites en hauteur, en haut des rizières, et de la guesthouse où je dormais nous voyions toute la vallée, nous surplombions toutes ses rizières. Une vue incroyable. Nous avions cette impression de plonger dans les rizières.

Mon hôte passait d’ailleurs tout son temps à contempler cette vallée de son siège à la jumelle.

Je me souviens de la couleur verte de ces rizières, un vert pomme très lumineux, de cette construction, cette invention ingénieuse : tout ces petits murets, ces escaliers construits par les petites mains de l’homme. Ces rizières construites à flanc de montagnes étaient vieilles de plus de 2000 ans, elles étaient d’ailleurs inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. Une veritable oeuvre d’art. C’était impressionnant.

Je me souviens du système astucieux mise en place, par les guetteurs pour effrayer les oiseaux.

Ils étaient postés au milieu des rizières, sous un parasol de fortune : un simple morceau de plastique, une simple bâche. Ils tenaient dans leur main un fil relié à des boites de conserve. Ainsi dès qu’un oiseau rodait trop près, ils tiraient sur ce fil pour faire entrechoquer ces boites de conserve entre elles, et ainsi faire fuire les oiseaux.

Un système très efficace pour chasser les oiseaux, mais nécessitant une grande patience!

Je me souviens avoir passé un très bon moment avec les jeunes du village en faisant une partie de basket ball avec eux, sur le terrain du village au milieu des rizières. Un moment unique, bien sympatique.

Les philippins, tout comme moi, sont fans de basket ball, c’est un vestige de la colonisation américaine, et chose assez surprenante, ce sport est très populaire, plus populaire que le football, tout le monde y jouait dans les rues et les campagnes. Moi qui aime ce sport, c’était très agréable, d’aller faire quelques paniers avec les locaux.

Je continuerai ma route au sud pour rejoindre Legazpi, célèbre pour son volcan : un cône parfait, le mont Mayon. Je souhaitais faire l’ascension. Mais dans le bus, j’apprendrai sur les écrans de TV du bus, qu’un volcan s’était réveillé! Je n’en revenais pas!! Waw!! Ils y avaient 5 morts dans l’explosion. Je demandais, à mes voisins de quel volcan, il s’agissait. Le choc : c’était “le mont Mayon.” P****. Merde…

Je réalisais à quel point à quelques jours près, j’aurais pu être à la place de ces personnes. C’était fou! J’avais de la chance.

Je verrai donc le mont Mayon de loin, et j’oublierai toute idée d’ascension de volcans aux Philippines. Le gouvernement avait d’ailleurs pris la décision d’interdire toute ascension de volcans dans le pays.

Le mont Mayon était l’un des volcans les plus actifs du pays.

Beauté cruelle! Ce cône presque parfait, laissait échapper un petit filet de fumé, le volcan fumait telle une cheminée, tellement beau, mais tellement dangereux. Il se cachait derrière les nuages.

Ce volcan semblait si inoffensif, il comptait pourtant 50 éruptions à son actif. Il avait déplacé et tué des milliers de philippins.

Legazpi était vraiment situé à deux pas du volcan. Il faisait parti intégrante du paysage. Nous pouvions voir son pic absolument partout dans cette ville.

Nous avions même l’impression que ce volcan veillait sur cette ville, reignait en maître sur cette ville.

A tel point que les philippins n’y prêtaient plus attention, ils vivaient avec, aux rythmes des éruptions. C’était impresionnant.

Je continuais ma route vers Donsol, je souhaitais réaliser ce rêve de voir les requins baleines. Cet animal, ce poisson pouvant atteindre jusqu’à 20 mètres de long, totalement inoffensif pour l’homme, le plus gros poisson du monde, en voie de disparition. Nous embarquerons sur un bateau traditionel, munis de palmes, masque et tuba, nous partirons à la recherche des requins baleines. Nos guides étaient optimistes, toutes les conditions étaient réunies pour voir les requins.Nos guides étaient perchés sur la mat du bateau, ils scruptaient l’océan, dans l’attente de voir ce poisson géant sortir la tête de l’eau.

Cet animal est particulier : moitié requin, moitié baleine!

Il possède, en effet, la queue et la nageoire d’un requin et la tête et la longueur d’une baleine, et sa couleur bleue parsemée de tâches blanches, le rend totalement unique.

Tout le monde regardait l’océan dans l’espoir de voir cet étrange poisson. Il se faisait désirer. Nous faisions des allers et venues, quand soudain, notre guide nous dira :”Préparez vous à sauter, ils sont là!” Ils les cherchaient, l’un d’eux les avait vu . Nous étions tous très contents, excités et prêts à sauter. Mais il les avait perdu! La déception se voyait sur nos visages. Je restais positive, ils allaient bien finir par remonter à la surface. Mais après 2 heures à tourner dans l’eau. Nous nous avouerons vaincu! Ils voulaient certainement que nous les laissions tranquille. C’est la nature!

Je discuterai alors avec notre guide pour en savoir plus sur cet animal. Il m’avouait que le nombre de requins baleines à Donsol avait très fortement diminué! Cette année, il en avait observé 3 ou 4, 20 ans auparavant, il m’expliquait qu’il y en avait une vingtaine.

Pour lui, ceci était du au réchauffement climatique, à la pêche, il n’avait pas vraiment d’explication, certainement, ils migraient à un autre endroit, avaient trouvé un endroit plus favorable pour migrer.

Peut être qu’à force de vouloir les observer, ces baleines avaient fuit ce lieu cherchant la paix et la tranquillité.

Cependant notre guide se souciait réellement de l’animal, il avait un profond respect pour l’animal.

C’était certes le gagne pain de notre guide, mais je sentais sa réelle détresse et tristesse de voir l’animal disparaître.

Au moment où, nous essayions d’observer les requins baleines. Nous étions le seul bateau à l’eau. Notre bateau était assez lent et il n’y avait qu’une session par jour le matin. Mais quand était il 20 ans auparavant?

En arrivant à Oslob, j’obtiendrai quelques réponses à cette diminution du nombre de requins baleines.

A Oslob sur l’île de Cebu, il était également possible de voir les requins baleines. Tout les locaux, me conseillaient d’aller y faire un tour. Je suivrai donc leur conseil. J’arriverai sur place, il y avait beaucoup de monde, des instructions un peu partout. Les consignes à respecter étaient les suivantes : “Ne pas s’approcher de trop près du requin. Rester à 3 mètres de distance d’eux.” Et tout cela était sponsorisé par WWF, cette célèbre association de défense des animaux, de protection des animaux.

Ils avaient l’air d’être tout près. Nous voyions les barques de la plage. J’étais très pressée de les voir. Mais une fois arrivée sur place avec ma barque, le spectacle me désolera, il y avait des hommes qui nourissaient les requin de plancton, en continu…

Il y avait trop de monde, trop peu de place, nous étions serrés comme des sardines, et respecter les distances de sécurité était très compliqué. J’étais entourée de deux spécimens, deux sublimes êtres qui dansaient dans l’eau, c’était magnifique. Mais ils venaient se restaurer dans les mains de cet homme payé pour les nourrir.

Je ne resterai que 15 minutes, il était possible de rester 30 minutes, mais voyant ce spectacle d’aquarium, de cirque, j’étais déçue, énervée, dégoutée, je voyais cet animal, mais sincèrement mon coeur n’y était pas.

Je me demandais, si vraiment l’humain pouvait être encore respectueux de son environnement! Cet animal tournait en rond comme un poisson rouge dans un bocal qui attend ses graines.

Il y avait une quinzaine de specimens, d’une douzaine de mètres, ici. Je commençais à comprendre où avait migré les requinsbaleines de Donsol.

Nourrir des poissons, nourrir un animal sauvage, le rendre dépendant à tel point qu’il ne migre plus. Dérégler ainsi la chaîne alimentaire et l’écosystème des océans…

Les conséquences sont dramatiques. Chaque être est important.

Une véritable désillusion, certes les philippins ne les pêchaient plus, mais ils l’exploitaient sous couvert d’une association de protection de l’environnement!

Je me souviens de Bohol pour ses Chocolate Hills, les collines de chocolat, ces petites collines similaires, au milieu des rizières, d’origine sédimentaires, composées de sable et de calcaire.

Ses étranges bosses étaient, en fait, le résultat de l’érosion et du mouvement des plaques techtoniques entre elles.

Je ne comprenais pas trop l’appellation Chocolate Hills, elles étaient “green”!! Mais elles devenaient brunes à la saison sèche, nous n’étions pas à la bonne saison et en aucun cas, je les aurais mangé!

L’autre spécificité de Bohol était la présence du tarsier, ce petit animal de 10 cm pesant 120g. Il était minuscule, mais il avait des yeux immenses, de longs pieds, et ses oreilles ressemblaient à des oreilles de chauve souris.

Il vivait dans les arbres, ce mammifère se nourrissaient d’insectes la nuit, c’était une espèce protégée, on faisait très attention à cet animal, ici. Ainsi une réserve lui était destinée, car le plus petit des primates du monde était très fragile, très anxieux, et même en voie de disparition.

Dans cette réserve, une guide nous brieffait et nous accompagnait par petit groupe pour voir l’animal. Le temps passé, dans cette réserve, était restreint, le nombre de personnes et de visites limitaient. Il fallait éviter de parler, le stress de cet animal pouvant l’amener à ce suicider (surtout en cas d’enfermement dans une cage).

Ce centre sensibisait, luttait contre les mauvais traitements infligés à cet animal, menacé par la domestication et le tourisme.

Nous chuchotions, il ne fallait pas approcher de trop près, il était bien sûr interdit d’utiliser le flash de son appareil photo, de faire des gestes brusques, il fallait être discret. Nous en verrons un, caché dans les arbres, j’avais un peu peur de la photographier, ces yeux nous fixaient. Ses yeux étaient si grands, il était si petit. Son regard était si captivant. Nous étions hypnotisés, il nous envoutait.

Je prendrai vraiment le temps pour prendre un cliché, je ne voulais pas le stresser. Car l’idée de pouvoir stresser cet animal, même si les guides nous certifiaient qu’il n y avait aucun problème, aucun danger, si nous respections leurs instructions, ne me plaisait guère. Je ne me sentais pas à mon aise, et trouvait quelque peu égoïste ma démarche de voir cet animal, ainsi. Je ne prendrai d’ailleurs qu’une et une seule photo. Même si le droit d’entrée allait aider à la protection de cet animal et éviter sa disparition. Cela me laissait face à ma conscience, et me questionnait sur le fait du respect des animaux. Cette réserve n’était elle pas finalement un zoo? Devrais-je être présente ici? Ne devrions nous pas laisser ces animaux en paix dans ces réserves juste avec leurs soigneurs? Car même en petit groupe notre présence représente un stress pour l’animal… Non? Mais bien sûr, notre présence rapporte, et la préservation de l’animal dépend de notre présence, et si nous ne pouvions pas le voir, nous ne viendrons pas le voir, le prendre en prendre en photos, nous ne donnerions probablement pas d’argent pour la préservation de cet animal! Un cercle vicieux… Pour les beaux yeux du plus petit primate du monde…

Je continuerai ma route et j’arriverai au bout de l’île de Bohol en bus. Cet endroit était réputé pour sa sublime plage de sable blanc et sa vue sur les volcans de l’île de Camiguin.

L’endroit était magnifique, les philippins comme à chaque fois m’avait aidé à trouver un logement chez l’habitant.

Les resorts étaient un peu trop chic, trop cher, pour moi, et pas vraiment ma philosophie, et il y avait très peu de guesthouses dans le pays.

J’avais donc en discutant avec quelques locaux, trouvé une maison, ce n’était pas le grand luxe, mais j’étais au milieu du village à deux pas de la mer, j’avais un lit, mes propres clefs, que demander de plus.

En me promenant sur la plage, je tomberais nez à nez avec un couple de philippins que j’avais rencontré auparavant dans le bus et avec lequel j’avais sympathisé.

” Hey! Vous êtes là! Cool de se revoir!” En deux minutes, ce couple me présentait toute leur famille, une quinzaine de personnes. Ils avaient loué une cabane en bambou sur la plage pour faire la fête.

La cabane était grande, il y avait une grande table et une télévision! Je ne comprenais pas pourquoi il y avait la télévision, nous étions face à la mer!

Visiblement ce couple avait parlé de notre rencontre à leur famille. L’un des membres de cette famille me lancera : “Ah mais, c’est toi qui voyage! Bravo, c’est incroyable. Tu voyages seule? C’est vrai?

  • Oui, oui, je voyage seule. (Pour les philippins, c’était assez inconcevable de voyager seule en tant que femme).

  • Tu n’as pas peur?

  • Non, non. Pourquoi? Les gens sont bienveillants avec moi.

  • Il est où ton mari? Tu n’as pas de mari?

  • Non, non, je ne l’ai pas encore rencontré. ” (Là encore le fait que je ne sois pas marié leur semblait invraisemblable).

Nous discutions, c’était l’heure de l’apéritif. Alors ils m’inviteront à boire une bière, puis une autre, je me sentais comme chez moi.

J’étais leur invitée!! J’étais un peu gênée, ils me lanceront : “Tu vas manger avec nous, il faut que tu goûtes notre repas, tu n’as pas le choix!

  • Bon, si je n’ai pas le choix! Alors je reste!”

Je goûtais aux fameux :”Lechon,” ce cochon de lait grillé au barbecue, et au thon grillé au barbecue, nous trempions dans la sauce soja agrémentée d’oignons rouges et de piments. Miam miam! C’était un régal!

Je comprendrai très vite en voyant le micro passé de mains en mains, que la soirée n’était pas une soirée cinéma, mais belle et bien une soirée karaoké! OMG!! En anglais!

Mais attention le karaoké aux Philippines, c’est très sérieux c’est du “high level”. Les philippins sont des experts en la matière, ils sont supers entraînés, c’est leur passion, leur passe temps favori! Cà ne rigole pas et bien sûr, ils me demanderont de participer et de chanter! J’essaierai d’esquiver ce moment!!

Mais forcément, au vu de l’insistance, ne voulant pas décevoir mes hôtes, je finirai par me mettre à chanter. Je n’avais pas le choix.

Comme on dit, le principal c’est de participer, car je chante faux et je n’ai pas vraiment le rythme dans la peau. Et d’ailleurs ma prestation les fera beaucoup rire!

Je passerai donc un super moment avec cette famille à danser, à chanter. Quelle soirée!

Le lendemain, cette famille voulait me montrer leur maison, et m’inviter à boire un dernier verre chez eux. Ils me trouveront très vite de la place pour m’emmener.

Je ferai ce trajet sur un scooter avec deux membres de la famille. Nous étions donc trois sur le scooter! Un peu serré!! La route sera longue. Ils habitaient dans la montagne, en pleine nature, au millieu des rizières. Ils avaient de belles maisons.

La fête continuait ici! D’autres membres de la famille était là une vieil homme et un enfant.

Je me souviens très bien de cet enfant. Il était très souriant. Il aimait jouer au basket ball, alors nous jouerons ensemble. Il ne pouvait pas parler son moyen de communication était le sourire.

Il arborait un tel sourire, il était si heureux, il avait des difficultés à parler, à communiquer, mais il se faisait comprendre, il s’était adapté, il souriait malgré son handicap. Il était si touchant, son sourire si beau, si communicatif. Face à son sourire, nous ne pouvions que lui rendre ce sourire.

Tellement de gens se plaignent et oublient de sourire. Quelle leçon!

Je passerai quelques jours dans cette famille. Je m’y sentais bien. Nous partagerons vraiment de bons moments. Mais je devais quitter cette famille, reprendre la route (j’avais un avion à prendre).

Ils me diront avant mon départ :”Tu sais dans le champ là-bas (ils me montraient le champ juste devant chez eux), si tu le souhaites tu reviens avec un peu d’argent, et nous te construisons une maison. Par contre, promets nous de revenir avec ton mari, la prochaine fois! “

Je resterai sans voix, touchée, ces personnes rencontrées 3 jours auparavant me proposaient de vivre avec eux, je faisais partie de la famille!!!

Quelle rencontre inoubliable! J’espère vraiment un jour y retouner et les revoir, cette fois ci accompagnée.

Je continuerai vers l’île de Siquijor, certainement le plus bel endroit que j’ai photographié aux Philippines : une réflexion parfaite, un réflexion des nuages sur ce filet d’eau recouvrant ce sable d’un extrème blancheur. La luminosité était incroyable, les couleurs : un dégradé de bleu et de blanc, étaient magnifique!! Nous avions face à nous un véritable miroir mettant en lumière toute la beauté de ce lieu.

Mon plus beau souvenir de l’île Palawan restera à El Nido, pourtant assez touristique.

Pour aller sur les multiples îles proches de le baie. Il y avait 2 options : le bateau ou le kayak

L’idée d’être une quizaine sur un bateau ne me plaisait guère, certes j’allais pouvoir voir beaucoup d’îles mais me retrouver à 50 sur une plage miniscule, ne m’enchantait pas vraiment…

Je déciderai alors de louer un kayak, pour la journée, en toute liberté! J’ai fait beaucoup de kayak étant jeune. J’adore ce sport, ce moyen de déplacement. Mon but était d’aller le plus loin possible, mais pour atteindre les premières îles à coups de pagaies, même si elles paraissaient proche, je ramais!!

A la force des bras, après un certain temps, j’arriverai, enfin, à la première île. C’était sublime. J’étais seule dans cet endroit touristique. Je profiterai alors de ma plage privée!

Puis, je continuerai mon “Island hopping”, mon voyage d’île en île, telle une exploratrice, partant pour l’île voisine. Cependant, le temps se gâtait et les courants ne m’aidaient pas à avancer rapidement, je faisais presque du sur place… Je n’allais pas pouvoir aller bien loin, je déciderai alors de changer de cap et d’aller sur une autre île plus proche.

J’arriverai alors sur une cette île. Il y avait là une maison, elle n’avait pas l’air habitée, mais à mon arrivée, un homme viendra à ma rencontre. Il habitait ici. Il était un peu surpris de me voir. Je lui demanderai si je pouvais accoster ici.

Il me répondra : “Oui, viens! Aucun problème.” Il était content de voir quelqu’un.

Moi : “Je fais une pause avant de rentrer.

  • Tu es venue en kayak? Seule?

  • Oui. Comme tu peux le voir.

  • Waw, tu es folle!!

  • Et toi, tu fais quoi, ici? Tu vis ici?

  • Je garde l’île ?

  • Ah oui!! Waw! Tu es tout seul?

  • C’est une plage privée et je garde la maison.

  • Cool. Gardien d’île, çà ce n’est pas un métier qui court les rues!! C’est incroyable!! Pourquoi tu es là? Il y a des vols, ici?

  • Oui, il y a des cambriolages et j’entretiens les lieux.

  • Mais tu ne t’ennuies pas? Seul ici?

  • Bin si, mais ma femme vient une fois par semaine.

  • Oui, heureusement! Tu restes tout le temps sur l’île?

  • Non, je m’abscente parfois la journée pour aller chercher à manger, à El Nido.

  • Ok, c’est particulier de vivre sur une île seul au monde… Je suis impressionnée!!”

Un métier qui je dois l’avouer, ne me faisait pas rêver. Pour un mois, pourquoi pas? Mais ce métier, je pense, me rendrait folle, je tournerai très vite en rond, moi qui aime marcher, explorer, qui aime rencontrer, partager. J’étais vraiment impressionnée par son métier, le calme et le sourire de cet homme.

Il me fera alors la visite guidée de son île, enfin de la plage (l’île était toute petite). Il était heureux de me voir. Il me donnera à manger et à boire, il n’était pas très bavard, mais il voulait, à tout prix, me montrer quelque chose. Il y avait là un bassin et dans ce bassin : une dizaine de tortues! Incroyable! Je lui demanderai :

  • Mais pourquoi as tu des tortues?

  • Je m’en occupe, je les nourris, et les protège, elles risquent d’être tuées, il y a beaucoup de braconnage, ici.

  • Ah, ok! Waw! Tu es à la fois le gardien de cette île et le sauveur, le gardien des tortues. C’est vraiment unique!!!

Il était si fier. En effet, la tortue est menacée d’extinction!! Les tortues sont très prisées aux Philippines pour leurs oeufs malgré une réglementation stricte et les chinois les aiment beaucoup également.

Alors cet homme, dans son coin, mine de rien, prenait sa mission très à coeur. Il faisait très attention à ses amies tortues.

Je dirai au revoir à ce solitaire, il était temps de repartir et je rentrerai tranquillement à El Nido. Je pensais à cette rencontre, j’avais du mal à croire que j’avais rencontré un homme dont le métier était tout simplement : gardien d’île, protecteur de tortues!! C’était assez fou!! Une rencontre de bout du monde, d’un autre monde.

Et je me disais que finalement peut être une fois dans ma vie, pour quelques mois, j’aimerai vivre cette expérience unique.

Je continuerai ma route, j’arriverai alors à Matnog. Je ne devais pas m’y arrêter, mais il était tard. Je déciderai donc de dormir ici. Je rencontrerai un local qui me conseillera d’aller faire un tour sur les îles voisines, en face, et notamment d’aller voir la célèbre île de sable rose.

Alors le lendemain, forcément, j’irai voir les pêcheurs du coin, pour connaitre le prix d’un transfert en bateau. Etant seule, le prix d’un bateau était bien trop cher.

Il n’y avait aucun touriste, dans le coin, pour partager le bateau. En effet, l’endroit n’était absolument pas touristique. L’endroit était réputé des locaux, mais très peu connu des touristes. Je commençais à me dire, que cela allait être compliqué de visiter l’île. J’irai donc faire un petit tour sur la plage, à côté du port de pêche. Les enfants comme à chaque fois, jouaient sur la plage, ils me lançaient des “pictures, pictures”. Ils adoraient qu’on les prenne en photos, ils prenaient la pose et ce toujours avec le sourire.

Je rencontrerai une femme : “Tu fais quoi ici? Tu es toute seule?

  • Je me promène. Oui, je voyage seule.

  • Waw, c’est courageux.”

Nous sympathisions. Je lui expliquais que j’aurais aimé aller sur les îles en face, mais que les prix étaient trop chers. Louer un bateau de pêcheurs était trop cher pour moi, et trouver des voyageurs, ici, pour partager les frais, me paraissait difficile, voir même mission impossible. L’endroit était désert…

Elle me disait que c’était beau et que c’était dommage que je ne puisse pas y aller. Je m’étais résignée, je m’étais fait une raison. Je ne verrai pas cette île de sable rose. A ce moment là, un bateau traditionnel à moteur, avec quatres jeunes à son bord, passera, elle les interpellera, je ne comprenais pas un mot de leur discussion. Le bateau se rapprochera de nous et accostera. Elle me dira: “Vas-y, montes, ils t’emmènent.”

Je la regardais stupéfaite :”Vas-y, vas-y! ” me lançait elle!!

Je n’en revenais pas, un jeune homme me tendait la main, pour que j’embarque!!

A peine le temps de remercier, cette femme, ma sauveuse, de réaliser, que j’étais déjà les pieds dans le bateau de ses quatre jeunes philippins.

Quel privilège, quel bonheur, quelle chance!!

Ils étaient très heureux de me faire découvrir leur endroit.

Notamment cette île de sable rose. Nous serons d’ailleurs seuls sur cette île. Cette île était magnifique, même si, à vrai dire je ne la trouvais pas du tout rose! Je manquais peut être d’imagination. Mais peu importe, de partager ce moment avec ces jeunes philippins sur cette île. C’était tellement inespéré!

Le moment était juste magique et inoubliable.

Vous comprendrez certainement mieux, maintenant, pourquoi j’aime et j’ai tant aimé les Philippines.

Souvenirs des Philippines, souvenirs d’une hospitalité incroyable de la part des philippins, souvenir d’un réel coup de coeur pour ce pays, définitivement mon coup de coeur d’Asie.

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