Souvenirs de Nouvelle Zélande

Je me souviens avoir, après quelques recherches, trouvé une équipe pour faire le tour de la Nouvelle Zélande. Nous étions en décembre et la bonne saison débutait : c’était l’été.

Avec Pauline et Anna, l’une bordelaise et l’autre autrichienne, nous partirons donc pour un roadtrip entre fille tout autour de la Nouvelle Zélande.

Seulement l’été n’arrivait pas…

Je me souviens de la Nouvelle Zélande pour son froid et sa pluie! Un temps qui n’arrangeait pas mes douleurs.

Notre trip dans le nord sera très pluvieux. J’adore la pluie, c’est bien connu! Et quand le ciel est gris, qu’il pleut et qu’il repleut, comme on dit chez moi en Normandie, les paysages sont ternes, et perdent tout leur charme! J’avais l’impression d’être chez moi! Le même ciel, les mêmes paysages, les moutons, la pleine nature… Les plages de Nouvelle Zélande ressemblaient beaucoup aux plages normandes et bretonnes, à l’endroit, où je passais mes étés en France!

Avec cette humidité, cette pluie, nos tentes n’étant pas trop étanches, nous dormions à 3 dans notre voiture de location, à tour de rôle : une allongée sur la banquette arrière et les 2 autres sur les sièges avant! La vie de backpackers! C’est çà le roadtrip!

Mais bon, il fallait bien reconnaître qu’avec mes problèmes de dos, dormir de la sorte : c’était sport! J’avais mal, très mal au dos! L’humidité et la différence de température par rapport à la Nouvelle Calédonie, n’arrangeait pas les choses. Je retombais sous les 15 degrès et mon dos redevenait douloureux. Je n’étais donc pas au meilleur de ma forme. Ce climat ne me convenait pas.

Nous verrons donc beaucoup de paysages sous la pluie, cela me rappelait pourquoi la Normandie était si belle et si verte!! L’éclaircie, le soleil devenait un luxe et nous retrouvions le sourire, dès que nous voyions quelques rayons, mais ce n’était pas pour longtemps, malheureusement!

Nous chercherons et nous partirons à la conquête du soleil tout au nord à Cap Reinga, et nous serons chanceuses pour une fois.

Les paysages étaient sublimes, mais le soleil manquait, il ternissait cette nature sauvage…

Il y avait une chose que nous voulions absolument voir sur l’île nord : les lacs bleus – verts du Tongariro!

Tout le monde en parlait, j’avais vu des photos, beaucoup de photos et cela avait l’air sublime!! Nous en rêvions! C’était vraiment la chose que je rêvais le plus de voir le plus sur cette île. Alors après avoir dormi encore une fois dans la voiture, car il avait encore plu toute la nuit!

Nous nous lèverons, pour aller faire ce trek, nous étions très motivées, enfin Anna, autrichienne et donc vivant aux pieds des montagnes, restait sceptique sur les prévisions métérologiques. Il y avait de gros nuages gris qui recouvraient les montagnes!! Elle ne croyait pas au beau temps! Avec Pauline, nous restions positives, c’était apparemment le meilleur jour de la semaine, d’après la météo, pour voir les lacs!

J’avoue que d’habitude, je ne prenais pas le temps de regarder la météo, je ne me souciais, normalement, jamais de la météo, mais au vu du très faible taux d’ensoleillement, nous avions essayé de mettre toutes les chances de notre côté, et de choisir la meilleure journée pour grimper.

Anna nous disait :”C’est mort “et elle connaissait la montagne… J’avais un peu peur qu’elle ait raison et que nous ayons de la pluie, des nuages, mais bon maintenant que nous étions là! Il fallait tenter!

Nous débuterons le trek, j’adore marcher mais très vite la pluie commencera à tomber, et un épais brouillard se formera. Nous ne voyions donc pas grand chose, et plus nous avancions, plus la visibilité diminuait!!

Je gardais espoir, mais bon… Plus nous montions, plus le vent et la pluie étaient importants! J’avais très froid, il pleuvait tellement, que la pluie me rentrait dans le coup… Ma veste prenait l’eau, elle était trempée, elle n’était plus trop étanche, pas vraiment “Gore Tex”! J’étais trempée jusqu’aux os, j’avais mal au dos, au crâne, et aux dents. C’était compliqué.

J’avoue que je me disais, moi qui ne renonce jamais : ” Qu’est ce que je fais là! Cà n’a aucun intérêt, je ne vois rien. Autant faire demi tour! “

Seule j’aurai fait demi tour, car je n’avais aucun plaisir à marcher ici, nous ne voyions absolument rien. Mais, mes collègues étaient, malgré la pluie et le froid, Anna devant moi et Pauline derrière, en train d’avancer. Alors bon,cela me motivera, je continuerai à marcher. Sait-on jamais!

Quand nous arriverons proches du sommet, nous aurons même le droit à une petit tempête, un vent violent et une pluie battante nous accueilleront! Nous serons donc lessivées. Par réflexe, je sortirai mon appareil photo quelques secondes, pour immortaliser, filmer cet incroyable moment!

Mais mon appareil photo, ne suportera pas vraiment cette vidéo sous la tempête! L’humidité et le froid, il était comme moi, il n’aimait pas! Il s’éteignera tout seul, et je ne pourrai le rallumer! C’est le genre de moment ou tu te dis faut mieux en rire, qu’en pleurer!

Même si tu as vraiment envie de pleurer! J’étais trempée jusqu’aux os, la douleur était difficilement supportable, et mon appareil venait visiblement de rendre l’âme!

Ah quelle belle journée!!P***** de Tongariro!

Mais il fallait avancer, je ne réfléchissais plus, j’en arrivais même à me dire, nous sommes en train de faire le Tongariro, sous la tempête ! C’est pas tout le monde, qui à cette chance! C’est la classe!

Nous pourrons dire, là où tout le monde a une sublime photo. Bin, nous, c’est collector, nous n’avons rien vu!!!

En redescendant, nous avions un peu plus de visibilité, mais sincérement, une fois arrivées à l’endroit, au niveau des deux lacs, nous ne verrons pas grand chose. Ils étaient à peine visibles, bien loin de la photo carte postale que nous avions très souvent vu! Je réussirai tout de même à rallumer mon appareil photo et faire 2 photos, mais mon appareil se bloquera et s’éteignera à nouveau!

Certes nous n’avions pas vu grand chose, mais nous avions tenté. Nous n’avions pas de regrets à avoir. Nous finirons donc ce trek un peu déçues forcément.

Pour ma part, j’essayais juste : de continuer à marcher, d’oublier mon cerveau, de ne pas prendre froid. Faire un trek dans ces conditions, n’avait pas beaucoup d’intérêt avec mes problèmes de santé, c’était quelque peu risqué!

Notre moral n’était pas des meilleurs, car nous étions en train de traverser l’île Nord, sous la pluie sans rien voir! Cette pluie ne s’arrêtait pas… Nous ne dormions pas bien. Nous étions fatiguée. J’étais sincérement en train de me dire, mes douleurs étant trop importantes, qu’il fallait vraiment que je réagisse, que je fasse quelque chose.

L’idée d’arrêter le roadtrip, d’aller à l’hôpital pour me faire prescrire des médicaments m’avait même traversé l’esprit. Quant à l’idée de travailler ici, je l’avais déjà oublié (j’avais la possibilité de travailler ici, j’avais obtenu un permis de travail pour la Nouvelle Zélande).

Nous arriverons à Wellington, cela faisait une semaine que nous dormions dans la voiture. Nous déciderons alors de trouver une auberge de jeunesse pour quelques jours. Nous étions toutes d’accord, nous manquions de sommeil et de soleil!!! Nous étions en train de chercher un endroit où nous garer, pour partir à la recherche d’une auberge à pieds.

Nous essaierons de trouver une place, nous n’étions pas sûres d’avoir compris les panneaux. Nous demanderons alors confirmation à un couple qui était là, dans cette rue. Au bout de cinq minutes de discussion, ils nous proposeront, tout simplement, de dormir chez eux! Incroyable!

Nous étions ravies! C’était inespéré!

Sincèrement l’idée d’avoir un lit, de dormir allongée, au chaud, nous redonnait le sourire jusqu’au soleil! Le mari avait des origines indiennes, cet homme était notre sauveur! Et cela ne s’invente pas il s’appelait Ganesh! (célèbre Dieu Indien) Il ne pouvait pas se rendre compte à quel point, ce lit était une bénédiction!!

Dormir correctement! Quel bonheur! Après quelques nuits chez eux, je me sentais beaucoup mieux. Nous avions retrouvé le moral! Cette rencontre nous fera beaucoup de bien.

Ce couple sera vraiment très accueillant, nous partagerons avec leurs enfants de très bons moments en famille. Ils nous porteront chance!

A partir de cette rencontre, le temps changera et nous verrons l’île Sud avec du soleil. Oui, du soleil!! Nous fêterons même Noël, à Nelson sur la plage. Un miracle!

Mais ce que je retiens de l’île Sud, c’est la beauté de ses parcs, sa nature : ses couleurs, ses animaux.

Je me souviens du parc Abel Tasman pour ses plages de sables blancs et son eau bleue, verte. Un petit paradis.

Je me souviens de Kaïkoura pour ses plages recouvertes de fleurs violettes, habitées par des colonies de phoques. Ces fleurs donnaient un charme indéniable à ces plages, incontestablement mes plages préférées.

Je me souviens de cette île pour la beauté de ses routes. Ces routes étaient vraiment impresionnantes. Nous longions, en permanence, des lacs, des montagnes et des glaciers. Mes yeux ne savaient plus où regarder.

Je me souviens du mont Cook, pour sa neige au sommet qui formait comme des yeux et une bouche. Bonjour, Mister Cook!!

Je me souviens de la couleur des rivières bleues turquoises, transparentes, où nous nous baignerons entre Wanaka et Queenstown.

Je me souviens de lac Tekapo pour sa couleur unique : il était si bleu, si turquoise, si beau. Un bleu comme j’avais rarement vu!

Je me souviens du cinéma atypique de Wanaka où nous pouvions regarder un film assis dans de vrais fauteuils, comme à la maison, tout en mangeant une pizza ou de délicieux cookies tout fraichement sortis du four!! Un délice!

Je me souviens avoir eu la chance d’apercevoir de la plage, à Porpoise Bay, ces petits dauphins : les Hector’s Dolphin, qui n’existent qu’en Nouvelle Zélande.

Je me souviens avoir pu observer ses pinguins dans une baie, sans même savoir, par le plus grand des hasards, que nous pouvions en voir, dans le coin. En effet, au camping, où nous nous étions installées, la patronne nous avait conseillé d’aller voir si quelques pinguins traînaient à l’observatoire. Nous suivrons donc son conseil.

L’observatoire surplombait la baie, nous patientrons et nous verrons alors 3 pinguins sortir de l’eau. Ils avaient un peu de jaune sur la tête. Ils prenaient tout leur temps pour rentrer, leur marche était si drôle à voir. Ils se dendinaient si élégamment. Nous avions l’impression de regarder un documentaire animalier à la télévision. Mais c’était bien réel! C’était devant nous!

Je garderai donc, malgré tout, un bon souvenir de ce roadtrip en Nouvelle Zélande.

Mais juste un conseil, si votre budget vous le permet : Visitez-le en van, en février ou mars, car le climat est capricieux, frais, et pluvieux.

Souvenirs de Nouvelle Zélande, souvenirs d’une belle nature au climat capricieux.

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